Histoire

Pourquoi Saint Vincent ? est ce pour la raison qu’un grand nombre de vignes occupaient la plaine et les côteaux du chevalon ? le Vincent vient il de la traduction du mot latin vincere, vaincre remporter une victoire?

Chateau-entreeIl semble que la propriété appartenait autrefois aux Calignon, famille protestante originaire de Voiron, dont le fils, Abel de Calignon, possédait le titre de seigneur de Saint-Vincent et de Voreppe. Nous ne savons pour quelle raison (mariage, vente ?) mais vers 1675, la famille Dupuy de Saint-Vincent, annoblie en 1643, en devint propriétaire. Le domaine de Saint-Vincent était alors assez vaste : les terres s’étendaient jusqu’à une partie du hameau de Didonnière, et comprenaient le Vieux Moulin, situé sous le chemin des Chevaliers (actuellement, propriété de M. Jourdan). Par ailleurs, selon certains anciens, le hameau du Pit (autrefois Py, qu’on prononçait Pujo ) aurait été créé par la famille Dupuy de Saint-Vincent. Le domaine resta dans la famille jusqu’à la Révolution.

Mais vers 1791-1792, elle fut vendue comme bien national, le propriétaire de l’époque, Philippe-Etienne Dupuy de Saint-Vincent ayant émigré. Selon d’autres sources, le frère de Philippe- Etienne, l’abbé de Saint-Vincent, étant resté, c’est lui qui aurait gardé – ou racheté – le domaine. Aurait-il ensuite décidé de le vendre ? Toujours est-il que l’ensemble de la propriété et en particulier les bois situés au flanc de la montagne, furent alors morcelés en de nombreuses petites parcelles (Pendant la Révolution, tous les titres de propriété et les manuscrits ont disparu.) Le château, qui ressemblait alors davantage à une maison forte, et les quelques terres qui restaient autour furent successivement vendus à des marchands de biens.

Salle-a-manger2Au début du XIXème siècle, un certain Faure racheta la propriété et réussit à reconstituer le domaine initial, à l’exception du moulin et de Didonnière. A sa mort, ses filles vendirent, en 1826, le tout à un marchand de biens hollandais qui s’empressa de la revendre en 1827 à Jacques – Benoît Pal, jurisconsulte à Grenoble. Le fils de ce dernier, Camille-Gabriel Pal, magistrat à Grenoble, en fut propriétaire de 1830 à 1879. Il s’occupait beaucoup de Saint Vincent et exploitait cette propriété directement, avec l’aide d’un maître-valet. Il avait épousé Nancy Berlioz, la soeur du compositeur, qui s’intéressait beaucoup à cette vieille demeure. Berlioz venait parfois rendre visite à sa soeur et à ses neveux. Il jouait sur un clavecin qui est resté pendant longtemps au chàteau (il semblerait que ce clavecin subsiste encore actuellement et soit chez une cousine des Reboul à la Monta.) A cette époque, les bâtiments étaient entourés de trois côtés par des douves. On y pénétrait par un pont de pierre qui donnait accès à la porte principale. La famille Pal garda cette propriété jusqu’en 1961, par sa descendance féminine : Mme Masciet, Mme Reboul, puis l’amiral Reboul, ses enfants et la veuve de ce dernier. M. et Mme Borganetti en furent proprietaire jusqu’en 1998.

Les actuels propriétaires Mr et Mme Laffond ont depuis 1998 entreprit de restaurer complètement cette demeure laissée à l’abandon depuis une vingtaine d’année, et d’en faire un lieu d’accueil avec des chambres d’hôtes, classées 4 épis au gîte France.

A noter qu’au nord du château, en bordure du chemin des Chevaliers, existaient autrefois d’anciens bâtiments aménagés en magnanerie.

[ Ces informations sont issus du livre « Voreppe et le Chevalon autrefois » de Michel Bard. … A l’aide de renseignements fournis par Mr. et Mme Gambier. ]